Extraits du livre « Passage » Texte et dessin de Camille De Taeye ( Editions Espace B)

Souvent je ne sais pas ce que je peins et dessine, mais je le sang.

Le clown n’est pas encore mort.

Je peins en vert et contre tout.

Peindre, c’est apprendre à renoncer Les tableaux se font la nuit dans le secret de l’impossible

En peinture et en dessin, j’admets de me montrer comme je suis. Pour le reste je fais confiance à ma morale.

Un esprit sain dans un corset.

1942 : mon père , l’absence irreversible.

L’intolérance zéro.

De mes amis, je connais l’odeur.

Il est 23 heures, j’écoute « Drumming » de Steve Reich. Peut-être suis-je le seul à écouter ce chef-d’œuvre.

Ravel, TOUT.

Le jazz et moi ne sommes pas jumeaux. Une musique sans silences, une musique épidermique.

J’ai peur de mon passé infernal

L’alcool délie les langues. L’alcool tue.

Des hauts et des bas de soie.

En Forêt de Soignes, sur ce triangle vert, je me rappelle une branche.

Dans une valise, l’important est le contenu. Il en est de même pour l’être humain.

Si la canaille existe, j’aimerais en être.

Je casse donc je rêve.

Je ne suis pas un plasticien.

Surtout sans modération, la modération c’est pour les autres.

Pourquoi ai-je dit à cette femme que ses cuisses lisses ressemblaient à des obus ?

Un tableau est-il un imbroglio structuré ?

Le tableau un nœud gordien

La réalité est bonne à prendre.

Je ne suis que le fils d’un homme que je n’ai pas connu

J’aimerais tant étreindre ces trois petits avec qui, pour une fois, j’avais un avenir. La tristesse, je m’en occupe.

 

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