Extraits des aphorismes du livre « le ciel est bien dégagé derrière mes oreilles » , éditions CFC ( Camille De Taeye , Photos d’andré janssens).

Mon lot est de croire dans le moment

Il est simpliste de dire et de faire croire que la toile ou la feuille blanche diffusent des « inquiétudes ».
Je pressens l’inverse, le moment où tout est possible, le moment unique de pousser plus loin ce que l’on connaît.

L’art et l’argent couchent dans le même lit.

Je suis à l’affût de l’évènement pictural.

Un tableau égale un coup de force.

1997. Pour une fois , le tableau avance . Je veux dire qu’il se noue : la plume deviendra arbre ,elle a, cette femme , de curieux muscles en dents de scie. C’est le fleuve qui me mène à la montagne.

Souvent, la mélancolie est mon passé, je ne sais l’étreindre. Charles, Maria, Louis, Thérese, Carlo, Alexia, Jean-François et Gerda, vous ne m’avez pas beaucoup aidé. C’est à vous que je pense lorsque je dévisse.

Dans mon atelier. Si je regarde un tableau ovale, je vois un œuf dont les deux côtés sont équivalents. Lorsque je vois un ovale de profil, j’obtiens un cercle parfait. Si je regarde un rond, je vois une sphère. Peut-être le début de l’anamorphose.

Paraître n’est pas mon problème, mais chaque dessin ou tableau laisse voir ce que je suis.

Comme peintre, je suis là pour accepter la virgule et la montagne, le frémissement et l’embrasement.

Jamais, Monsieur, jamais
Je n’échangerais mon pull-over contre une poignée d’or !.

Comme il me reste si peu de mon passé, je suis suffisamment naïf pour vouloir encore un futur à l’aide de mes crayons et pinceaux.

 

 

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