« Mon lot est de croire dans le moment. »

« Il est simpliste de dire et de faire croire que la toile ou la feuille blanche diffusent des « inquiétudes ». Je pressens l’inverse, le moment où tout est possible, le moment unique de pousser plus loin ce que l’on connaît. »

« L’art et l’argent couchent dans le même lit »

« Je suis à l’affût de l’évènement pictural. »

« Un tableau égale un coup de force. »

« 1997. Pour une fois , le tableau avance . Je veux dire qu’il se noue : la plume deviendra arbre , elle a, cette femme , de curieux muscles en dents de scie. C’est le fleuve qui me mène à la montagne. »

« Souvent, la mélancolie est mon passé, je ne sais l’étreindre. Charles, Maria, Louis, Thérese, Carlo, Alexia, Jean-François et Gerda, vous ne m’avez pas beaucoup aidé. C’est à vous que je pense lorsque je dévisse. »

« Dans mon atelier. Si je regarde un tableau ovale, je vois un œuf dont les deux côtés sont équivalents. Lorsque je vois un ovale de profil, j’obtiens un cercle parfait. Si je regarde un rond, je vois une sphère. Peut-être le début de l’anamorphose. »

« Paraître n’est pas mon problème, mais chaque dessin ou tableau laisse voir ce que je suis. »

« Comme peintre, je suis là pour accepter la virgule et la montagne, le frémissement et l’embrasement. »

« Jamais, Monsieur, jamais Je n’échangerais mon pull-over contre une poignée d’or !. »

Extraits des textes du livre « le ciel est bien dégagé derrière mes oreilles » , éditions CFC ( Camille De Taeye , Photos d’André Janssens). 

 

« Souvent je ne sais pas ce que je peins et dessine, mais je le sang. »

« Le clown n’est pas encore mort. »

« Je peins en vert et contre tout. »

« Peindre, c’est apprendre à renoncer.Les tableaux se font la nuit dans le secret de l’impossible »

 « En peinture et en dessin, j’admets de me montrer comme je suis. Pour le reste je fais confiance à ma morale. »

« Un esprit sain dans un corset. »

« 1942 : mon père , l’absence irreversible. »

 

 

« Je ne suis que le fils d’un homme que je n’ai pas connu »

« L’intolérance zéro. »

« De mes amis, je connais l’odeur. »

« Il est 23 heures, j’écoute « Drumming » de Steve Reich. Peut-être suis-je le seul à écouter ce chef-d’œuvre. Ravel, TOUT. »

« Le jazz et moi ne sommes pas jumeaux. Une musique sans silences, une musique épidermique. »

« J’ai peur de mon passé infernal »

« L’alcool délie les langues. L’alcool tue. »

« Des hauts et des bas de soie. »

« En Forêt de Soignes, sur ce triangle vert, je me rappelle une branche. »

« Dans une valise, l’important est le contenu. Il en est de même pour l’être humain. »

« Si la canaille existe, j’aimerais en être. »

« Je casse donc je rêve. « 

« Je ne suis pas un plasticien. »

« Surtout sans modération, la modération c’est pour les autres. »

 

 « Pourquoi ai-je dit à cette femme que ses cuisses lisses ressemblaient à des obus ? »

« Un tableau est-il un imbroglio structuré ? »

« Le tableau un nœud gordien »

« La réalité est bonne à prendre. »

« J’aimerais tant étreindre ces trois petits avec qui, pour une fois, j’avais un avenir. « 

« La tristesse, je m’en occupe. »

Extraits du livre « Passage » (Editions Espace B)